Qui je suis ?

Depuis l'enfance, le corps me fascine.

Petite, je voyais déjà la sexualité comme quelque chose de magique et puissant — au point de croire très littéralement au « 7e ciel ». J'ai grandi dans un milieu où le corps n'était pas un objet, mais un lieu d'expression : vivant, lié à la danse, aux émotions, à l'identité. Mes parents, couple mixte, étaient engagés contre les discriminations et pour les cultures d'Afrique — ça m'a marquée.

J'ai aussi toujours eu une soif de liberté : à 15 ans je vivais seule et je montais déjà mon premier business, encore au lycée. Aujourd'hui, je suis maman d'un petit garçon de 6 ans, entrepreneure — et oui : bi, polyamoureuse, féministe. Engagée pour une sexualité bienveillante et inclusive, où la liberté n'écrase jamais la sécurité, et où la sécurité ne tue pas le désir.

Pourquoi j'ai créé tout ça

À 30 ans, enfermée dans une vie routinière, j'ai explosé. J'ai quitté une longue relation et je me suis retrouvée face à une question brute : où est mon 7e ciel ? J'avais honte de ne pas jouir facilement — et jamais avec un partenaire — et je cherchais une réponse concrète que personne ne me donnait.

Alors j'ai fait ce que je fais toujours : j'ai cherché, lu, expérimenté. Des ateliers et des lieux partout dans le monde, de Goa à Burning Man, pour récolter ce qui marche vraiment. J'ai fini par découvrir des voies de plaisir bien plus vastes qu'on ne nous l'apprend — jusqu'aux orgasmes multiples, et même tantriques, sans contact.

Puis on m'a demandé d'enseigner. J'ai animé des ateliers — notamment pour des femmes ayant vécu des abus — avec une conviction : la sexualité n'est pas un truc superficiel. C'est un espace de reconnexion à soi et à l'autre. J'ai passé mon diplôme de sexothérapeute, et je suis intervenue comme experte auprès de médias, de professionnels et d'institutions.

Ma boussole : corps, plaisir, vulnérabilité

Je ne fais pas une sexualité « Pinterest ». Je parle de la vraie vie : fatigue, charge mentale, parentalité, image de soi, trauma, différences de désir. Mon approche tient en 3 piliers :

1. Revenir dans le corps. On nous a appris à « faire l'amour dans la tête » — alors que beaucoup de blocages sont des protections corporelles.

2. Remettre le plaisir au centre. Le plaisir n'est pas un bonus : c'est un droit, un accès à la dignité, à la puissance, à la joie. Et revendiquer le plaisir — surtout le plaisir féminin — est un message politique fort, quand l'histoire a si longtemps appris aux femmes à se taire et à s'oublier.

3. Sortir des scripts patriarcaux. Ton érotisme a été formaté par des normes et des fantasmes prêts-à-consommer. Mon job : t'aider à retrouver le tien — pas celui qu'on t'a collé dessus.

Si tu veux mieux me connaitre, découvre mon histoire : “La révolte de la petite fille parfaite”.